Donner un sens à sa vie grâce à la méthode Ikigaï

Pour en savoir plus sur le ikigaï, lisez ce ceci :

Le Ikigaï : qu’est-ce que c’est ?

D’après les Japonais, nous possédons tous un Ikigaï, voire plusieurs, dans notre for intérieur, même si nous n’en avons pas toujours conscience. Ikigai peut se traduire du japonais par« sel de la vie », « joie de vivre », « raison d’être ». Il s’agit de notre pulsion de vie, de notre vocation, ce pour quoi on est sur terre. Nous avons à la naissance tous un Ikigai en chacun de nous. Le Ikigai correspond à notre nature profonde et permet de nous réaliser dans toutes les dimensions de notre vie. Notre Ikigai est comparable à une radiofréquence : mieux nous nous synchronisons avec lui, plus nous aurons la sensation que notre vie a un sens.

Notre Ikigai est-il le même a 5 ans, qu’à 50 ans ?

Notre Ikigaï change au cours de la vie.Il ne peut être le même à 15 ans et à 70 ans. C’est pourquoi, précisent-ils, « il est fondamental de rester en harmonie avec son Ikigai à chaque étape.

Le ikigai est plus fort que tout, c’est une pulsion de vie.

Le Ikigaï est présent chez l’enfant quand il grandit en ayant l’espace libre pour être qui il est

De part ses appétences naturelles aux jeux, tout enfant va spontanément vers les activités et les univers qui lui correspondent le mieux et ce, de façon naturelle. Les pédagogies alternatives actuelles (Montessori, Freinet, etc.) et le mouvement de parentalité positive et bienveillante vont favoriser cette liberté et donc l’épanouissement du Ikigaï de l’enfant.

Qu’est-ce qui nous empêche de laisser s’épanouir notre Ikigai ?

Pour les enfants, ce qui va empêcher ou freiner son alignement avec son ikigaï, sa vocation profonde, c’est en particulier un environnement autour de l’enfant qui n’écoute pas suffisamment sa parole et ses motivations. Le manque d’écoute et d’empathie envers l’enfant, au profit de contraintes et d’injonctions fortes dès la petite enfance, un manque de jeu au quotidien ou un univers de jeu peu abondant ou varié, tous ces facteurs sont autant de facteurs qui vont limiter voire même détourner l’enfant de ses appétences naturelles. Dans les environnements ultra rationnels axés sur la performance dès le pus jeune âge, le ikigaî de l’enfant ou de l’adolescent est souvent considéré comme un rêve ou une tocade par les adultes, et ce d’autant plus si les compétences ou dons identifiés chez l’enfant ne sont pas considéré socialement comme “utiles” à une formation pour un métier qui pourrait être considéré comme « sérieux».

L’adulte qui aura été coupé de son ikigaï dans son enfance devra alors plonger dans son passé pour renouer avec cette vérité profonde qui est depuis l’or bien cachée en lui. C’est bien souvent à l’occasion d’un licenciement ou d’un ras le bol professionnel, que la question d’une reconversion professionnelle se pose pour l’avenir. C’est alors que l’adulte se retrouve seul à se questionner pour donner un véritable sens à sa vie, loin, très loin du métiers qui l’occupe depuis toutes ces années. Ce plongeons dans le passé, parfois très chaotique et incompris, correspond à ce que l’on nomme “crise de milieu de vie”.

La crise de milieu de vie : quand notre inconscient plonge dans les fins fonds de notre Ikigaï

La crise de milieu de vie, qualifiée plus couramment la “crise de milieu de vie”, se traduit par une dérive profonde d’une durée d’un à deux ans, au cours de laquelle l’individu va vivre de profond chamboulement intérieurs et de grandes remises en question de qui il est et de son environnement. Cette crise correspond à la troisième crise existentielle sur l’échelle du temps : il y a l’adolescence du tout petit vers deux / trois ans (la période du “non”), la crise d’adolescence et enfin, la crise de milieu de vie. Cette crise de milieu de vie affecte plus particulièrement les adultes qui ont passé leur vie à se sur-adapter, à se soumettre et à se conformer à des modèles extérieurs de réussite, sans avoir pu s’introspecter pour lire en eux-même et contacter leur véritable nature. Cette crise est une ultime tentative inconsciente de l’être humain pour souffler qui il est et pour quels accomplissements il est venu sur terre. Oui c’est un souffle de notre inconscient car les individus qui ont trouvé leur voie et qui ont pu être eux-même tout au long de leur vie n’auront pas eu besoin de faire cette crise.

La crise, c’est quand, avant, l’inconscient n’a pas été écouté, ni entendu, ni compris. Alors la crise devient le seul moyen pour notre inconscient de se faire entendre car notre inconscient est là pour nous, il nous souffle qui vous sommes à chaque instant de notre vie. Comme chaque crise, les symptômes sont forts, parfois effrayants. C’est bien cette force, ce tsunami intérieur et extérieur, qui va nous contraindre à mettre en friche nos aspirations les plus profondes pour pouvoir être enfin LIBRES. A l’issue de cette période de dérive et de quête, l’individu remonte à la surface et retrouve sa stabilité, mais avec de grandes résolutions et, pour certains, des perspectives de changement drastique : divorce, création d’entreprise, reconversion, déménagement, etc. Ce tunnel de transformation n’est autre que notre Ikigaï en éveil, il y a un avant et un après cette crise. La seconde partie de vie sera alors consacré à adapter l’environnement à sa nature profonde, pour se vivre plus en phase avec soi et les autres et donc plus épanoui.

Et nos organisations dans tout ça ?

Les organisations (entreprises et institutions), qui regroupent les hommes et les femmes, sont aujourd’hui principalement axées sur la performance individuelle, au détriment des moyens qui dont donnés à chacun pour l’atteindre. Malgré bien des efforts des services de management des ressources humaines et les encadrants intègrent encore trop timidement parfois les aspects compétences et savoir être, tout cela en restant sur un spectre restreint que celui du poste occupé à l’instant T. De manière générale dans notre société, peu d’espace est accordé à l’exploration des potentiels, au profit des compétences déjà à l’oeuvre pour le poste en cours. Ce manque de hauteur de vue réduit le champ de vision et d’action de tout à chacun. Un autre écueil dans nos organisation, qui éloigne l’individu de son ikigaï : des périmètres d’action de plus en plus sclérosés et restreints.

En conséquence de cela :

Les conséquences quand on ne connait pas son IKIGAI :

L’individu qui n’a pas trouvé sa vocation, ce pour quoi il est né, le sens de sa vie, va le plus souvent se concentrer davantage sur des modèles externes de réussite : ce qui fait la norme et qui est source de la plus grande reconnaissance, du plus gros salaire, de sécurité. L’on appelle ça être en “référence externe”. En regardant autour de lui et en cherchant à ressembler aux autres, un individu s’éloigne de sa nature profonde et se trompe sur lui-même. Pour trouver son Ikigaï et s’y relier, l’individu a besoin de contacter ses aspirations intérieures et c’est à l’intérieur de lui qu’elles se trouvent. Cela s’appelle : être en référence interne. C’est trouver ses propres repères de ce qui est justes en soi et pour soi, vers les autres. Cela émane de notre centre et rayonne partout autour de nous, tel une lumière.

Coupé de cette lumière unique qui rayonne en nous et cherche à sortir, les individus peuvent traverser des épreuves telles que :

Les bénéfices positifs d’être aligné avec son IKIGAI

Comment mettre en application la méthode Ikigai

Se libérer des rôles et des jugements que les autres veulent nous donner : notre famille, l’école, les camarades, l’entreprise ne cesse de tenter de nous formater et de nous définir, nous réduisant au plus petit dénominateur commun et nous volant notre libre arbitre. Il faut s’affranchir de ces jugements et de ces projections et injonctions extérieures, mais sans se rebeller. Comment : en cessant de chercher à se définir par « je suis ». Savoir qui l’on est, c’est se vivre comme on est, cessez de vouloir obéir à une définition de qui vous êtes. Vous êtes simplement en étant là. 

S’accepter comme on est : nous nous sommes construits de manière identitaire dans une quête intense de reconnaissance et d’amour. Cesser de penser que nous serons aimés si…. On est parfait, ou rapide, ou fort, ou gentil, ou méritants. L’amour est inconditionnelle, elle est au centre de notre ikigai, là ou notre expression la plus naturelle est possible. Libérons nous des injonctions et des moteurs à la reconnaissance. Apprendre à s’aimer soi et se valider soi est la première étape.

Rester centré sur soi : cesser de se comparer, de regarder à l’extérieur pour se définir, être à l’écoute de sa vérité intérieur. Comparer sa réalité actuelle non pas par référence extérieure, mais par référence à nos besoins et à notre satisfaction profonde. 

Cesser de s’inquiéter pour l’argent : en Inde, on dit qu’il ne faut jamais laisser l’argent au dessus de soi, il faut toujours est au dessus, dompter l’argent. Chacun d’entre nous a à travailler son rapport à l’argent. Aussi, élever nos enfants sans jamais les inquiéter sur la question de gagner de l’argent plus tard.

Faire 3 listes : ce que j’aime faire depuis toujours, mes talents naturelles (ceux que je me reconnais et que me reconnaissent les autres), en quoi je peux le mieux servir le monde (les causes qui me sont chères, qui me touchent profondément).

Activer son atelier créatif intérieur : identifier avec ses 5 sens les choses importantes que l’on veut voir s’épanouir dans sa vie. (photo-langage magasines)

Poser une intention à chaque instant clé de sa vie 

> chaque jour : quand je pose un pied en bas du lit le matin, je scanne dedans moi pour sentir la météo du jour et je me demande quelle intention je donne à ma journée ? État d’esprit souhaité, météo intérieure souhaité, but visé. Autrement dit, quelle météo je veux pour ma journée.

> à chaque changement ou commencement important : rentrée, activité importante, déplacement, etc. Je pose une intention sur comment j’ai envie que ça se passe pour moi et pour les autres.

Agir à l’intérieur de son cercle d’influence : Se centrer sur les actions qui sont en notre pouvoir et qui ne dépendent que de nous, c’est le chemin le plus court pour élargir son spectre d’action.

Renforcer sa légitimité, en se concentrant sur les activités qui sont utiles et importantes pour le monde / l’entreprise.

Se relier à plus grand que soi (en quoi je peux servir le monde) : tailleur de pierres

Mettre œuvre la Loi de Pure Potentialité : laisser les opportunités venir à soi de manière fluide et instantané et se saisir des signes que la vie nous envoie. Etre sur son chemin de vie, c’est être à chaque instant à la rencontre de l’Intention (but) et de l’attention (prêter attention aux signes). 

Et vous, connaissez-vous votre Ikigaï ?A-t-il changé au cours de votre vie ? commentez, partagez et réagissez sur cet article à la lumière de votre propre expérience !

A bientôt

Sandrine.

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